Interview d'auteur

Entretien avec Monia Boubaker : « l’auteur auto-édité a plusieurs casquettes »

Parce que les histoires des autres sont toujours inspirantes, je poursuis ma série d’interviews d’auteurs, auto-édités, en édition classique, ou les deux ! Aujourd’hui, je vous partage l’expérience et le parcours de Monia Boubaker, une auteure qui a connu les deux modes d’édition. Entretien.

 

Pouvez-vous présenter ?

Monia Boubaker, 37 ans, je vis dans la région bordelaise et suis auteure de deux romans d’enquête entre suspense et humour, « L’affaire Bella Rosa » et « Scénario imparfait », formant les deux premiers opus de la série Mélina Corneille.

 

Quel est votre parcours ?

J’ai une âme d’artiste et ai toujours eu besoin de créer. Passionnée très jeune par le dessin, j’ai fait des études en communication graphique et une formation complémentaire en illustration, mais je n’ai finalement jamais travaillé en tant que graphiste, affectionnant beaucoup trop le travail manuel ! Puis entre des années de petits boulots, j’ai exercé comme artiste peintre/illustratrice indépendante, activité qui a laissé sa place à l’écriture, suite à la création de mon blog littéraire « Ô hasard des mots ». Avec les chroniques, l’envie d’écrire est vite revenue, et avec elle, celle d’aller vraiment jusqu’au bout d’un projet. Ont suivi des participations à des concours de nouvelles, mon premier roman, « L’affaire Bella Rosa », puis le deuxième, « Scénario imparfait », paru en auto-édition avec Librinova fin 2018.

 

Pouvez-vous nous parler de l’auto-édition ? Quels sont les avantages ?

L’auto-édition est un formidable moyen de réaliser son rêve, celui de publier un roman, et cela sans avoir à attendre des réponses de maisons d’édition. Cela peut aussi être une excellente façon de « tester » auprès des lecteurs l’histoire et les personnages que l’on vient de créer ; les retours sont assez rapides et donnent une bonne indication. Et puis, l’auto-édition est aujourd’hui une sorte de vitrine pour certaines maisons d’édition qui n’hésitent pas à contacter directement les auteurs qui les intéressent. C’est un bon moyen de se faire repérer.

Je pense que si l’on arrive à bien vendre, le réel avantage de l’auto-édition est la rémunération, puisque les pourcentages sont plus élevés que ceux des contrats de maisons d’édition. Rester propriétaire de ses droits est également un avantage.

 

… Et les inconvénients ?

Le manque cruel de visibilité, le fait d’être seul en permanence, de devoir gérer par soi-même toutes les étapes de publication, en plus de la communication. L’auteur auto-édité a plusieurs casquettes ; je trouve qu’il est difficile de savoir tout faire et d’arriver à tirer son épingle du jeu.

Pourquoi avez-vous choisi Librinova ?

J’avais déjà travaillé avec Librinova pour la publication d’une nouvelle puis de mon premier roman et j’avais été très satisfaite de ma collaboration avec eux. Publier à nouveau via leur plateforme s’est donc vite imposé. C’est une équipe passionnée, très à l’écoute des auteurs, toujours présente à la moindre interrogation. Je trouve que c’est un point très important, car que l’on publie pour la première fois ou non, il y a toujours des doutes ou des questions qui surviennent ! Avoir en face une équipe agréable et réactive est vraiment plaisant ! De plus, si les ventes sont au rendez-vous, Librinova propose ce service d’agent littéraire, et depuis peu, cette plateforme éditeurs, qui peut permettre d’être repéré par une des maisons d’édition partenaires.

 

Conseilleriez-vous cette plateforme à des jeunes auteurs ?

Oui, absolument ! Pour toutes les raisons évoquées à la question précédente. Et pour ceux qui hésitent pour l’aspect financier (Librinova étant une plateforme payante), rien ne vous empêche d’essayer une année dans un premier temps, pour voir si de belles choses se dessinent !

 

Que retenez-vous de votre parution chez NL Editions ?

Le travail éditorial réalisé sur mon roman, qui m’a permis de faire évoluer mon écriture de façon considérable ! J’en garde un souvenir extra, ça a été une expérience très enrichissante.

 

Quels sont vos auteurs préférés ?

Affectionnant les enquêtes et les romans suspense, j’admire le travail de Shamini Flint, Gabriel Katz, Olivier Gay, Rhonda Pollero, Jonathan Kellerman, Michael Connelly, Ann Granger, Robert Galbraith. Je guette toutes leurs nouvelles parutions !

 

Quels sont vos projets ?

J’ai repris depuis peu l’écriture de la troisième enquête de Mélina Corneille ; parallèlement, je continue d’envoyer le manuscrit de « Scénario imparfait » aux maisons d’édition.
D’autre part, après le décès de mon éditeur en septembre dernier, je suis dans l’attente de la reprise de mes droits pour « L’affaire Bella Rosa » ; de ce fait, j’aimerais beaucoup trouver une maison d’édition intéressée par la série.

Monia Boubaker – Que pensez-vous de son parcours ?

 

Photo 1 : © Yasmine Boheas @bonjourlasmala
Photo 2 : © Sacha Stellie

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